Gestion de projets, méthodologie, outils…

Je suis parfois un peu surpris par le manque de respect de certains jeunes Scrum Master face aux anciens chefs de projets et à leurs « anciennes méthodes » dites prédictives. Pourtant, ces « vieux chefs de projets » avec leurs anciennes méthodes de conduite de projets ont parfois à leurs actifs de belles réussites.

Bien souvent, il est a noter certaines différences entre les chefs de projets peu et fortement expérimentés, comme la conscience des risques sur les projets qui est proportionnelle à l’expérience.

Est-ce là l’effet Dunning-Kruger qui se manifeste et qui démontre que les personnes les moins compétentes surestiment leurs compétences, alors que les plus compétents ont tendance à les sous-estimer.

Chez un bon chef de projet, l’expérience est primordiale pour forger nos compétences, remplaçons donc le terme « incompétence » par « peu expérimenté » et nous obtenons les symptômes suivants :

  • Un chef de projet ou scrum master peu expérimenté tend à surestimer son niveau de compétence,
  • Un chef de projet ou scrum master peu expérimenté ne parvient pas à reconnaître la compétence dans ceux qui la possèdent véritablement,
  • Un chef de projet ou scrum master peu expérimenté ne parvient pas à se rendre compte de son degré d’incompétence et de sa faible conscience des risques,

L’expérience acquise par ces chefs de projet ou scrum masters, synonyme de nouvelles compétences, leur permet de reconnaître et d’accepter leurs lacunes antérieures.

Si vous êtes un chef de projet ou scrum master peu expérimenté, gravez la première assertion dans vos neurones. Et dites-vous bien que ces chefs de projet « old school » plus expérimentés qui vous entourent ne vous racontent pas que des bêtises sur la conduite de projets !

Cet effet est particulièrement gênant sur des projets à risques, et il se vérifie assez facilement dans les projets à forts enjeux gérés en approche Agile.

Les chefs de projet ou scrum masters les moins compétents surestiment leurs compétences, alors que les plus compétents ont tendance à les sous-estimer.

Attention cependant à ne pas mal interpréter ces lignes pour les plus expérimentés, d’autres facteurs vont conditionner la capacité à bien gérer un projet : le niveau de formation, l’éducation, les croyances, la culture, les compétences interpersonnelles… Autant de facteurs qui vont influer sur vos raisonnements et votre attitude dans la gestion d’un projet.

Sur ce, bons projets aux uns et aux autres !

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MSI.nc vous propose aujourd’hui un petit billet d’humeur sur les méthodes de conduite de projet … bonne lecture !

MSI.nc, ne respecte pas toujours à la lettre, le principe des méthodes à Gilles, c’est grave docteur ? Il faut que je consulte et que je me soigne ? Tout d’abord, on ne dit pas les méthodes à Gilles, on dit les méthodes de Gilles ! Non, c’est les méthodes Agiles ! 😉

Tout ça pour vous dire que les « Ayatollahs » de l’agilité me fatiguent un peu ! Qu’il se nomme Gilles ou non d’ailleurs ! De la méthodologie, oui, une méthodologie universelle, non !

Ceux qui prônent l’agilité comme étant la méthode ultime ne m’ont pas convaincu. En vérité, que l’on soit agile, ou non, si l’on ne prend pas en considération le facteur humain, on ne va pas aller bien loin ! Et ma conclusion est simple quand on ne sait pas où on va, peu importe comment…

Pour l’instant, et me concernant, je n’ai vu appliqué cette méthode que dans le cadre de projet de développement logiciel (en informatique donc).

D’un point de vue management, cette méthode a de nombreux intérêts, car elle crée du lien entre les intervenants et une véritable dynamique. Pourquoi, car elle apporte de vrais outils concrets en termes de gestion des interactions entre acteurs.

En revanche, là où je suis sceptique, c’est sur la capacité de cette méthode à apporter une aide à la décision pour clarifier l’objectif des projets. Je crois que certaines décisions capitales doivent être prises et nécessite des qualités interpersonnelles des personnes en charge du projet. Ces qualités, on ne les trouve pas prêtes à l’emploi dans une méthode, qu’elle qu’elle soit. Un bon chef de projet ou un bon « product owner«  (Propriétaire du produit) doit avant tout posséder du sang-froid, du « flair », de la capacité à communiquer, écouter, à prendre des décisions… ([wp-svg-icons icon= »pencil » wrap= »i »] pour aller plus loin sur ce sujet, voir les compétences interpersonnelles en gestion de projet)

Tout cela, ce n’est pas uniquement dans les manuels, les méthodologies, qu’elles soient agiles ou non, mais dans les qualités des individus, dans l’expérience. Parce que, il faut bien l’avouer, la gestion de projet, c’est avant tout assez souvent : « Houston on a un problème » … et personne au bout de la ligne !

Bien souvent, on voit des projets adopter une approche Agile, et dès les premières turbulences sérieuses, qui font sortir le projet de son « domaine de vol », on voit la dynamique de l’équipe dite « auto gérée » s’étioler et l’on voit un « product owner » ou une partie de l’équipe faire appel à la hiérarchie. Ce comportement et la méthode d’approche dans ce type de situation vont donc fortement dépendre de la culture des individus qui composent l’équipe et de la culture d’entreprise. Donc, tenir sur la durée n’est pas toujours facile avec les méthodes Agiles. Adopter ce type de méthode sur des durées relativement courtes minimise ce risque !

En conclusion, quelle que soit la méthode de conduite de projet adoptée, n’oubliez pas les facteurs humains !

Et je voulais dire à Gilles, sans rancune, on va l’appliquer ta méthode Agile !

Pour aller plus loin, quelques liens sur les méthodologies par MSI.nc

Liens sur les méthodologies

Liens sur les compétences interpersonnelles en gestion de projet

Les formations sur la gestion de projet par MSI.nc

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