Actualité MSI.nc

Pour du numérique responsable

La situation globale du climat et notre niveau de connaissance scientifique sur le sujet ne laissent plus de doute, il faut agir.

Le numérique et la dématérialisation sont souvent présentés comme des solutions écologiques, car elles participent à la limitation des déplacements et d’utilisation de support physique, comme le papier. Cependant, le numérique serait responsable de plus de 4% des émissions de gaz à effet de serre, et surtout, cet impact serait en pleine croissance.

A travers nos activités et nos rôles dans les projets numériques, nous devons veiller à ce que cela reste un moyen pour participer à la transition et pas un outil qui contribue toujours davantage à la hausse des émissions.

N’étant pas spécialiste du sujet, je propose de regrouper quelques liens et ressources utiles pour que vous puissiez à votre niveau, participer, principalement, en tant que professionnel de l’information, à cette lutte et à initier des démarches de sobriété numérique.

Les liens et ressources pour du développement Web écologique

Auditez votre site internet | Ecoindex
http://www.ecoindex.fr/

LOW←TECH MAGAZINE / This is a solar-powered website, which means it sometimes goes offline
https://solar.lowtechmagazine.com/

Le livre « Ecoconception Web / les 115 bonnes pratiques » de Frédéric Bordage.

Le lien vers le rapport de la convention citoyenne

Voir le chapitre « Produire et travailler » – « Accompagner l’évolution du numérique pour réduire ses impacts environnementaux ».

https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/

Les liens vers les ressources sur l’écologie et le numérique

Green IT – la communauté des acteurs de la sobriété numérique et du numérique responsable (Green IT, low-tech numérique, écoconception web et de service numérique, etc.)
https://www.greenit.fr/

Think tank – The Shift Project
https://theshiftproject.org/

Collectif conception numérique responsable
https://www.conception-numerique-responsable.com/

EcoInfo – Pour une informatique éco-responsable
https://ecoinfo.cnrs.fr/

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L’approche Agile est dépassée !

Cette fois-ci on y est, l’approche Agile est définitivement dépassée. Il faudra faire évoluer le manifeste Agile, ou compléter cette approche avec d’autres méthodes qui apporteront plus de sens à nos projets et à nos sociétés !

innovation

L’heure du bilan est encore trop hâtive, mais, regardons la réalité bien en face, l’appel systématique à l’Agile pour les projets informatiques nous a tous rendus un peu idiots, et il va falloir la dépasser, et aller au-delà de celle-ci. En fait, c’est aussi l’appel systématique aux frameworks de type Scrum, quel que soit le contexte du projet, qui doit être aussi remis en cause. En effet nous nous étions tranquillement réfugiés derrière nos beaux tableaux Kanban avec nos jolis Post-its, et on se rend compte qu’un petit virus provoque une belle pandémie qui stoppe en quelques jours toute l’économie mondiale ! On a l’air malin avec nos belles applications Agiles, pleines d’innovations, nous permettant de réserver un logement avec Airbnb pour notre prochain séjour à Venise, nous permettant de réserver un Uber, nous permettant d’acheter un billet d’avion dernière minute… Alors que nous sommes tous confinés chez nous et que le besoin réel, c’est juste des masques, des lits d’hôpitaux, du gel hydroalcoolique, des aide-soignantes pour s’occuper des malades du virus, des paysans pour nous nourrir, des éboueurs pour vider nos poubelles ! Nos Sprints, nos user story, nos Epic n’ont rien prévu de tout cela.

Et je vois encore sur Internet, des consultants nous dire, grâce à l’agilité, nous traversons la crise et sommes efficace… Mais on les arrêtera jamais ! Regardez la réalité en face !

L’Agilité nous permet de vivre au mieux la crise

Beaucoup vont me dire que c’est l’agilité qui nous permet de réagir au mieux face à la situation inédite de la pandémie du Covid-19. Et ils ont bien raison. Les organisations les plus « Agiles » sont celles qui vivent le mieux cette période, en ayant des équipes qui savent s’auto-organiser grâce à leurs interactions, et leur capacité d’adaptation au changement.

Oui, très bien, mais après… Il va falloir sortir de cette crise, et sans plan, on risque de nouveau d’être dans une nouvelle crise, financière cette fois-ci. Et l’agilité, qui privilégie l’adaptation au changement, plus que le suivi d’un plan, risque de nous amener petit à petit, dans une crise profonde. Nous avons survalorisé la flexibilité et l’agilité, sans imaginer que l’économie et la société tout entière pouvaient se figer brutalement, faute d’avoir un véritable plan en cas de pandémie.

Il faut et il est urgent de dépasser l’agilité

Il faut donc dépasser l’agilité désormais. C’est-à-dire, être Agile, dans les phases de management qui le nécessite et avoir un plan, être prédictif sur le moyen long terme. Il faut enfin comprendre que l’Agilité, n’est pas une approche de management et d’organisation de projets qui répond à tous les besoins. Et l’agilité a de vraies faiblesses, dans le moyen long terme !

Le monde est plus complexe que ce que veut nous résumer l’approche Agile. Il faut affronter cette complexité, et celle-ci ne fait pas appel uniquement à de l’agilité. Dans l’agilité, un product Owner doit se dire, « qu’elle est l’opportunité de faire ceci ? ». Existait-il un product Owner se disant il y a quelques mois, il y a une belle opportunité à fabriquer des masques et des respirateurs pour les hôpitaux ? Non, car il n’y avait aucune valeur à le faire il y a quelques mois. Les seuls qui ont pu avoir cette approche, c’est ceux qui avaient une approche par le risque, et non une approche 100% agile. Des approches projets plus en mode prédictive nous auraient mieux préparées à une pandémie que l’agilité !

La réalité, c’est que de nos jours, nos organisations, nos sociétés, sont en interaction avec d’autres systèmes et sont devenues très complexes. Cela crée de l’imprévu, et rapidement, un changement à de grandes répercussions. L’agilité a pour force d’être une approche adaptative. D’où l’importance du contexte ! L’agilité doit continuer à vivre, s’il faut une approche adaptative. Mais si le contexte change, si le sens du projet le nécessite, il faudra dépasser la simple méthode Agile. Il faudra se dépasser, ne plus se réfugier derrière des sprints, des Kanban et des post-its. Il faudra prendre plus de recul, donner plus de sens à nos projets.

Pourquoi en sommes-nous là ?

Je crois un peu par fainéantise. Les méthodes Agiles, comme SCRUM ou SAFe (SAFe : Scaled Agile Framewok), ont été très bien commercialisées par des consultants, qui avaient plus l’air de pro du marketing, que de pros en conduite de projet (cela reste mon avis). Et ce qu’ils avaient à nous vendre avait du sens et des valeurs. Le manifeste Agile a et aura toujours ce sens et ces valeurs. Toutes les équipes ont donc adopté en masse ces approches, en faisant bien souvent, du pseudo Agile, en faisant perdre du sens aux valeurs de ces approches. En fait, les équipes ont suivi les prescriptions, au lieu de se focaliser sur les valeurs de ces approches : il faut faire comme ceci, comme cela. On parle d’ailleurs malheureusement, plus souvent de SCRUM que du manifeste Agile (je vous conseille de relire les quatre valeurs et les douze principes fondateurs).

Que devons-nous faire maintenant ?

Partir du pourquoi et voir loin. Donner plus de sens au pourquoi du projet, au sens de nos organisations et sociétés, pour mener des projets avec les outils que vous avez à votre disposition. Cela est très différent de dérouler le processus SCRUM à chacun de vos projets sans vous poser les vraies questions sur le sens. Il va nous falloir faire plus d’efforts et être plus intelligents dans nos projets !

Qu’est-ce que l’intelligence dans le pilotage de projet ?

L’intelligence dans le pilotage de projet, c’est de savoir sortir des méthodologies, des processus, pour se focaliser sur le sens du projet, sa finalité. La seule vraie approche projet qui fonctionne, c’est celle qui s’adapte à votre projet. Ce n’est pas l’inverse, votre projet qui doit s’adapter à l’Agilité !

La méthode et l’intelligence ne servent à rien si l’on ne se sert pas des informations que l’on peut traiter pour préparer nos décisions de conduite de projet. Or, ces décisions de conduite de projets ne peuvent pas rester les mêmes s’il s’agit de gérer l’équipe de développement sur site ou en télétravail, gérer les délais, gérer les aspects financiers, gérer un événement externe de type épidémie. Plus vous allez arriver à vous projeter loin dans le temps, plus vous allez être capable de gérer beaucoup d’inconnues, d’éléments soumis à des conditions internes et externes, plus vous serez à même de mener à bien vos projets.

J’ai essayé de schématiser cette vision projet et les exigences associées :

Exigences pour la gestion de projet

L’intelligence dans la conduite de projets c’est :

  1. savoir récupérer des informations dans son environnement et pas que dans ses outils ;
  2. pour déceler ce qui les relient pour comprendre la situation ;
  3. afin de s’en servir pour prendre les meilleures décisions.

L’inconvénient de ce que je vous dis là, c’est que c’est plus complexe, et plus difficile à vendre pour tous ces consultants qui se sont collé une belle étiquette d’expert en agilité, spécialiste SCRUM ou SAFe !

Les méthodes efficaces sont celles qui sollicitent notre intelligence

Plus vous suivez une méthode de projet à la lettre, en suivant par exemple les processus SCRUM, moins vous sollicitez vos modes supérieurs de décisions dits intelligents.

Il y a d’ailleurs des chercheurs qui ont démontré que la compétence était inversement proportionnelle au degré de procédure de l’activité (réf. Guy Le Boterf). Bref, plus on vous mâche le travail avec de la méthode, type application de SCRUM à la lettre, moins vous réfléchissez, et plus ce sera difficile de donner du sens au projet. Donc, moins il y a de procédures, plus on est intelligent et plus c’est « procéduralisé » plus … non, je ne le dirais pas quand même !

Adoptons des démarches projets pour réfléchir bien, vite, en se projetant dans le temps

Il nous faut nous focaliser sur des démarches projets et mental nécessaire à une gestion « proactive » et qui donnent du sens.

Oui, car nous devons prendre en compte la complexité du monde et de nos sociétés. Regardons bien l’impact du Covid-19 sur nos sociétés et projets. Il nous faut absolument dépasser l’agilité, elle nous a permis de grandir encore en pilotage de projet. Cette fin du tout agile va nous permettre de mieux nous adapter au sens que l’on va donner à nos projets désormais. Il nous faut aller sur des méthodes et des comportements qui sollicitent notre intelligence, ce qui nous permettra de mieux affronter les défis de l’après Covid-19, d’affronter les défis de demain et la complexité de notre monde.

Il est vraiment temps et urgent d’aller au-delà de l’agilité.

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MSI.nc à l’honneur dans un magazine de référence dans le domaine du digital et de la dématérialisation ! Cela fait plaisir d’être reconnu à 20 000 km du lieu où j’interviens ! Un grand merci à Archimag de m’avoir permis de m’exprimer sur un domaine qui me passionne : la gestion de projets et la gestion des acteurs ! 👍😀

Le lien :

https://www.archimag.com/demat-cloud/2020/03/03/comment-bien-distribuer-roles-gestion-projet

Pour rappel, mes articles autour de la gestion de projet :

Les formations que j’anime autour de la gestion de projets :

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Digitalisation et liberté, faut-il choisir ?

Je suis tombé récemment sur un article où un intervenant, expert du digital, président d’une société internationale avec plus de 900 collaborateurs dans le monde (mais je ne citerais pas son nom) déclarait que « l’anxiété que l’on met autour des technologies de digitalisation et dématérialisation n’est pas justifiée » ! Etant présent sur terre au moment des révélations d’Edward Snowden (ce qui ne doit pas être le cas de cet intervenant qui semble avoir un très gros égo lui permettant d’être assez souvent en orbite !), j’ai trouvé cela assez fort comme certitude de la part d’un expert en digitalisation.

Me concernant, je n’ai que des doutes sur ce sujet là où cet expert semble avoir que des certitudes !

Pour justifier le fait que la dématérialisation et la digitalisation de nos sociétés n’ont aucun impact sur nos vies privées, cet expert nous rassure en indiquant que l’utilisation de nos données privées n’exerce pas de pression sociale plus forte ou moins forte que la pression sociale qui s’exerçait jadis dans nos villages. SIC! Moi qui suis né dans un village à la fin des années 1960 avant l’avènement de l’informatique, je peux vous dire qu’il n’y a jamais eu aucune divulgation sur ma vie privée et donc strictement aucune pression. Sur la place du village, personne n’était informé et n’avait accès à mon « histoire » et à ce que j’avais fait, vu, échangé, ni avec qui, avec quoi, comment… Aucun de mes recruteurs par la suite, n’a pu retrouver depuis son téléphone, son ordinateur, ou devrais-je dire, depuis son minitel, traces de mes origines, de mes relations, de mes exploits de jeunesse, de mes croyances.

Dans cet article, cet expert, enfonce le clou sur le concept de vie privée, qui pour lui, est revenu à la mode il n’y a pas si longtemps que ça. Pour lui toujours, c’est un sujet que l’on aime mettre sur la place publique, mais il ne préoccupe pas les gens le matin quand ils se réveillent.

C’est bien pourquoi il faut dédier ce 28 janvier à la protection des données.

En effet, force est de constater que tout va bien dans le meilleur des mondes pour les leaders du digital !

C’est bien triste ce peu de cas que l’on fait de nos données personnelles au niveau de ces grands groupes du digital.

Le 28 janvier – Une journée dédiée à la protection des données

En 2020, nos données à caractère personnel sont un peu partout, stockées en masse et font l’objet de traitements dans tous les secteurs : domaines publics, secteur de la santé, transaction financière, utilisation de services, lors de nos déplacements ou lors de toutes activités sur internet.

Et en 2020, les particuliers ne sont pas conscients des risques liés à la protection de leurs données à caractère personnel.

Il est donc très utile, au vu du pouvoir pris par les GAFAM, et au vu des discours très peu professionnels de certain expert leader dans le digital, de consacrer une journée sur la protection des données pour communiquer et sensibiliser sur le sujet.

Pour rappel, quelques conseils concernant vos données digitales

Je me permets donc, en cette journée consacrée à la protection des données, de vous faire quelques rappels

Ne communiquez pas n’importe quelle information sans vous demander pourquoi

Dès que l’on vous demande en ligne des informations personnelles, demandez-vous pourquoi ces renseignements sont nécessaires, quel usage va en être fait, et par qui ? N’oubliez pas qu’aujourd’hui, les capacités de l’informatique vont permettre de conserver à vie ces informations.

Renseignez-vous sur l’entreprise qui est derrière la demande de données personnelles

Aujourd’hui, tout site Web qui collecte des données doit vous donner sa politique de gestion de vos informations.

Agissez et soyez maître de vos données personnelles

Si vous avez un doute sur l’usage de vos données personnelles au niveau d’une organisation, prenez contact avec eux. En général, cette organisation sera attentive à votre préoccupation et vous fera un retour. Vous pouvez également faire du préventif, en refusant d’être contacté, en refusant les cookies, en retirant votre mail des nombreuses listes de diffusion…

Protégez certaines de vos données sensibles

Ayez une version floutée de votre passeport ou de votre carte nationale d’identité pour pouvoir la transmettre sans détournement d’usage. Rappelez-vous que le responsable d’un traitement de données personnelles ne peut collecter que les données d’identification qui sont pertinentes pour ce qu’il a l’intention d’en faire. Il doit également signaler quelles données il collectera et l’usage qu’il en fera. Rappelez-vous que Les copies de la carte d’identité étant par essence sensibles, puisque pouvant servir à des usurpations d’identité, ne doivent pas être conservées, sauf en cas de nécessité particulière qu’il faut alors justifier. Pour information, les banques font exceptions à cette règle de conservation de votre document d’identité. Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, les banques ont obligation de prendre une copie de votre carte d’identité.

Protégez vos équipements contenant vos données personnelles

La protection de vos équipements numérique par un mot de passe fiable ou une identification biométrique est un minimum. Idéalement, le contenu sensible se trouvant sur ces derniers devrait être chiffré.

Protégez vos identifiant et mot de passe

Votre identité en tant qu’individu revêt désormais une dimension digitale et connectée (pseudo, identifiant, adresse mail, profil, avatar, etc.). Si vous souhaitez protéger votre identité, vous devez choisir des mots de passe difficile à deviner (au moins huit caractères en utilisant des lettres, des chiffres et des symboles) et différent pour chaque site Web, compte ou appareil. Protégez votre moyen de conservation de ces différents mots de passe.

Protégez vos échanges

Si vous devez transmettre à un tiers des données personnelles, pensez à privilégier des modes d’échanges sécurisés. Pour cela, vérifiez, si c’est une activité en ligne, que le site est crypté (site Web en HTTPS et validité du certificat associé), si c’est via messagerie instantanée, privilégiez une messagerie cryptée de bout en bout comme Signal, plutôt que celles détenues par Facebook (Messenger, WatsApp, Instagram sont donc à éviter) et évitez la pièce jointe par mail non protégée.

Modifiez les paramètres de confidentialité par défaut

Il est souvent possible de modifier les paramètres de confidentialité. Pensez à les modifier, par exemple, la géolocalisation, la visibilité de vos informations personnelles sur les réseaux sociaux.

Pensez à supprimer les informations personnelles

Avant de vendre, de recycler ou de vous désabonner, assurez-vous d’effacer vos données personnelles. Si vous avez affaire à une organisation, demandez-leur quand et comment seront détruites les données qui vous concernent.

Renseignez-vous auprès des instances pour connaître vos droits

Si vous êtes européen, renseignez-vous sur vos nouveaux droits liés au RGPD, si vous êtes français, renseignez-vous auprès de la CNIL.

 

Ceux d’entre vous qui ont suivi des formations que j’ai pu animer, savent que j’accorde plus d’importance au pragmatisme qu’à l’absolutisme lorsqu’il s’agit de pratiques, d’outils et de techniques de management ou de pilotage de projets. Choisir le bon outil pour le bon travail devrait être un principe directeur suivi par toutes les équipes de projet.

Plus facile à dire qu’à faire !

C’est d’autant plus difficile lorsque les normes de votre entreprise imposent un ensemble d’outils fixes, mais c’est encore plus difficile lorsqu’une entreprise subit une transformation fondamentale de ses pratiques management et d’organisation.

C’est ce que l’on rencontre actuellement avec l’approche Agile. On adopte actuellement un nouveau cadre de prestation de services en informatique avec l’agilité. Il est donc tentant d’adopter les nouveaux outils d’organisation et de planification tout en qualifiant d’obsolètes ceux de l’approche des méthodologies précédentes.

Cependant, si nous faisons l’effort de bien comprendre le contexte dans lequel l’utilisation des anciens outils de planification ont encore de la valeur, nous devrions encore leur trouver un usage.

Un bon exemple en est l’utilisation des diagrammes de Gantt par des équipes qui suivent un cycle de livraison agile.

Bien que les diagrammes de Gantt existent depuis le début des années 1900, ils représentent encore une grande valeur. Bien évidemment, ces diagrammes de Gantt ont été remplacés par des outils tels que les Kanban et les courbes Burndown. Ces deux outils de planification et de suivi fournissent un moyen visuel et collaboratif d’évaluer les progrès vers la réalisation d’une version ou d’un sprint. Cependant, soyons réaliste, il est rare, de trouver des projets pour lesquels une représentation traditionnelle d’un calendrier de projet ne fournirait pas également certains avantages supplémentaires.

Il faut accorder de l’important à la représentation du planning du projet au moyen d’un diagramme de Gantt dans les cas suivants :

  • Dépendances importantes et complexes entre la production de plusieurs équipes ;
  • Le résultat du projet est fortement contraint par la réglementation ;
  • Une partie des activités liées au projet n’est pas réalisée par l’équipe de développement organisée en méthode Agile…

Les équipes agiles peuvent continuer à utiliser leurs outils (tableau Kanban, courbes Burndown…), mais les outils de planification traditionnels peuvent être utilisés pour suivre d’autres travaux et tâches qui ne sont pas saisis dans le backlog mais qui doivent encore être réalisés pour la réussite du projet.

S’il est nécessaire d’avoir un calendrier de projet global, les sprints des équipes agiles peuvent être présentés comme une série de tâches récapitulatives à durée fixe sans qu’il soit nécessaire de les décomposer à un niveau inférieur dans le Gantt. En examinant les courbes d’avancement des sprints, ou les Kanban, il est alors possible d’ajuster la durée des tâches récapitulative du Gantt pour refléter les dates exactes d’achèvement.

Il ne faut pas oublier que bien souvent, les diagrammes de Gantt sont des outils pertinents en gestion de projet, pour aider les différentes parties prenantes aux projets, à comprendre et à surveiller les progrès réalisés par rapport aux estimations.

En résumé, les tableaux de tâches (Kanban) sont d’excellents outils de collaboration, d’implication, car ils sont visuels et n’importe qui peut les mettre à jour. Les diagrammes de Gantt sont d’excellents outils pour considérer le projet dans son ensemble, et mettre en évidence les dépendances, en tenant compte des activités de toutes les parties prenantes liées aux projets.

Il n’y a donc pas de solution miracle, même avec l’approche Agile. Les deux types d’outils de planification doivent bien souvent cohabiter.

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